A propos de l'auteur

Félix Brunotte, CFA, FRM

Six années d'expériences professionnelles sur les marchés financiers, dans une salle de marché en tant qu'assistant vendeur, puis en tant qu'analyste financier/gérant de portefeuille junior dans un fonds d'investissement de plus de 150 million d'euros, et finalement analyste financier dans une entreprise indépendante de recherche action européenne. Félix a été récompensé à plusieurs reprises.

Dans ce court article, vous trouverez la deuxième partie de la collection des meilleures citations de Warren Buffett concernant l’allocation du capital.

J’espère que vous apprendrez beaucoup de ces citations car ce sont les conseils d‘un des plus grands investisseurs.

Les citations originales sont bien entendues en anglais. Pour les personnes ayant peu de connaissances en termes du vocabulaire boursier anglais, je les ai traduites moi-même de l’anglais vers le français. Il se peut donc que la traduction soit parfois un peu approximative pour une meilleure compréhension de votre part.

Si vous débutez dans l’apprentissage de l’anglais financier, nous vous recommandons de lire dans un premier temps les citations en anglais puis de lire dans un second temps ma traduction en français.

Cliquez sur les deux liens ci-dessous pour lire une introduction sur l’allocation du capital et une courte présentation de Warren Buffett :

Warren buffett allocation du capital

WARREN BUFFET EN 1989

My most surprising discovery: the overwhelming importance in business of an unseen force that we might call « the institutional imperative. » In business school, I was given no hint of the imperative’s existence and I did not intuitively understand it when I entered the business world. I thought then that decent, intelligent, and experienced managers would automatically make rational business decisions. But I learned over time that isn’t so. Instead, rationality frequently wilts when the institutional imperative comes into play.

For example:

(1) As if governed by Newton’s First Law of Motion, an institution will resist any change in its current direction;

(2) Just as work expands to fill available time, corporate projects or acquisitions will materialize to soak up available funds;

(3) Any business craving of the leader, however foolish, will be quickly supported by detailed rate-of-return and strategic studies prepared by his troops; and

(4) The behavior of peer companies, whether they are expanding, acquiring, setting executive compensation or whatever, will be mindlessly imitated.

Traduction libre en français :

Ma grande et surprenante découverte : une force invisible d’une importance énorme dans le monde de l’entreprise, que nous pourrions nommer l’impératif institutionnel. Dans les écoles de commerce, on ne m’avait donné aucun indice de l’existence de cette force, et je n’ai pas perçu intuitivement celle-ci lorsque je suis entré dans la vie professionnelle. Je pensais à l’époque que les dirigeants raisonnables, intelligents et expérimentés feraient automatiquement des choix rationnels pour leurs entreprises. Mais j’ai appris au cours du temps que ce n’était pas le cas. La rationalité se fane souvent lorsque l’impératif institutionnel rentre en jeu. 

Par exemple :

(1) Comme si elle était gouvernée par la Première Loi de Newton, à savoir le principe d’inertie, une institution pouvait survivre face à l’absence de changement du sens de la marche ;

(2) Comme la quantité de travail, qui augmente pour occuper le temps libre, les projets d’investissements, qu’ils soient industriels ou financiers, se matérialisent pour absorber le capital disponible ;

(3) Comme toute entreprise, qui répond au désir insatiable de son dirigeant, même stupide, fini par obtenir des rapport détaillés sur la bonne profitabilité et stratégie de la part de ses employés ; et

(4) Comme le comportement des entreprises semblables, la manière dont elles se développent, acquièrent d’autres entreprises, fixent la rémunération des dirigeants, ou autre, sera copié de façon irréfléchie.

Warren Buffett, 1989 annual letter to shareholders

AUTRES CITATIONS DE WARREN BUFFETT SUR L’ALLOCATION DU CAPITAL :

LE PREMIER COMMANDEMENT DE L’ALLOCATION DE CAPITAL

The first law of capital allocation—whether the money is slated for acquisitions or share repurchases—is that what is smart at one price is dumb at another.

Traduction libre en français :

La première loi de l’allocation du capital – que l’argent soit prévue pour des acquisitions ou des rachats d’actions – est que ce qui est intelligent à un prix donné est stupide à un autre prix.

LA FRENESIE QUI NE RIME PAS AVEC L’ACCOMPLISSEMENT

In allocating capital, activity does not correlate with achievement. Indeed, in the fields of investments and acquisitions, frenetic behaviour is often counterproductive.

Traduction libre en français :

Dans l’allocation de capital, l’ardeur n’est pas corrélé aux résultats. En effet, dans le domaine de l’investissements et des acquisitions, le comportement frénétique est souvent contre-productif. 

SANDRINE DECODE

Dans cette citation, Warren Buffett nous indique qu’il ne sert à rien pour un dirigeant d’entreprise d’acheter et ou de revendre souvent d’autres entreprises car ce n’est pas cela qui va améliorer la création de valeur de l’entreprise initiale.

L’ALLOCATION DE CAPITAL ET LA VALEUR D’ENTREPRISE

Over time, the skill with which a company’s managers allocate capital has an enormous impact on the enterprise’s value.

Traduction libre en français :

Au fil du temps, les compétences avec lesquelles un dirigeant d’entreprise alloue le capital a un impact énorme sur la valeur de l’entreprise.

SANDRINE DECODE

En d’autres termes, la façon dont le dirigeant utilise l’argent de l’entreprise pour la développer a un impact énorme sur le prix future des actions de cette entreprise.

LES RACHATS D’ACTIONS

When companies with outstanding businesses and comfortable financial positions find their shares selling far below intrinsic value in the marketplace, no alternative action can benefit shareholders as surely as repurchases.

Traduction libre en français :

Quand des entreprises remarquables qui ont une position financière confortable cotent sous leur valeur intrinsèque sur les marchés boursiers, elles n’ont pas d’autre alternative aussi sûr que de racheter leurs propres actions pour servir les intérêts de leurs actionnaires.

SANDRINE DECODE

Quand des entreprises performantes sont sous-évaluées par Monsieur le Marché, c’est-à-dire que le prix du cours de bourse de leurs actions est plus bas que ce qu’il devrait être, les entreprises devraient faire le choix de racheter leurs propres actions pour privilégier leurs actionnaires. Pourquoi ? car si l’entreprise rachète ses propres actions, il y aura moins d’actions de l’entreprise en circulation sur le marché bousier. Ce qui aura pour conséquence d’augmenter la valeur d’une action et donc son prix. Les personnes qui détenaient des actions avant le rachat d’actions de l’entreprise vont donc voir le prix de leurs actions augmenter.

LA NATURE HUMAINE

Managers tend to be reluctant to look at the results of the capital projects or the acquisitions that they proposed with great detail only a year or two earlier to a board. And they don’t want to actually stick the figures up there as to how the reality worked out relative to the projections. That’s human nature.

Traduction libre en français :

Les dirigeants sont réticents à confronter les résultats des projets industriels ou des acquisitions d’autres entreprises, qu’ils ont eux-mêmes soumis en détails un an ou deux auparavant au conseil d’administration. Ils ne veulent vraiment pas confronter les chiffres réels par rapport aux chiffres prévisionnels. C’est la nature humaine.

SANDRINE DECODE

Pour les gros projets d’investissements, un ou deux ans avant de construire une nouvelle usine ou de financer l’acquisition d’une entreprise, les dirigeants doivent soumettre un projet détaillé avec des prévisions chiffrées au conseil d’administration de l’entreprise pour approbation. Le conseil d’administration a comme rôle de vérifier l’intérêt de faire tel ou tel projet d’investissement. Du coup les dirigeant ont tendance à donner des prévisions optimistes. Cependant, la réalité des projets est souvent moins rentable que prévu. Donc les dirigeants sont peu enclins à confronter leurs prévisions d’origine avec les chiffres réalisés. C’est la nature humaine.

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Félix Brunotte, CFA, FRM

Six années d'expériences professionnelles sur les marchés financiers, dans une salle de marché en tant qu'assistant vendeur, puis en tant qu'analyste financier/gérant de portefeuille junior dans un fonds d'investissement de plus de 150 million d'euros, et finalement analyste financier dans une entreprise indépendante de recherche action européenne. Félix a été récompensé à plusieurs reprises.

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