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Felix BRUNOTTE CFA FRM Sandrine WEBER

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Quels sont les principaux risques dans l’investissement en bourse ? A noter que les risques en bourse, en finance et plus généralement dans  l’investissement sont très similaires par nature. Seuls les exemples  changent.

Voici une vidéo qui vous explique les cinq principaux risques en finance à contraster avec les cinq principaux risques en bourse étudiés dans cet article (ils sont similaires, mais les exemples sont différents) :

Définition du risque d’un investissement en bourse

Le risque d’un investissement en bourse n’est rien de moins que l’incertitude liée à la réalisation d’une performance espérée d’un investissement c’est-à-dire le risque principal pour un investisseur en bourse est de ne pas réaliser la performance qu’il s’est fixée au départ comme objectif. La prise de risque calculé constitue donc la base du choix d’un investissement.

Traditionnellement, le risque est mesuré par la volatilité sur les marchés boursiers.

Moins traditionnellement, le risque est considéré comme la perte  permanente en capital par les membres de l’école de l’investissement dans la valeur (Warren Buffett, Benjamin Graham, etc.).

Les cinq principaux risques d’investissement en bourse et leur exemple

Les cinq principaux types de risque d’investissement en bourse pris par les actionnaires sont :

1. Le risque de perte en capital

Le premier risque en bourse est le risque de perte en capital. La perte en capital, c’est la perte du capital initialement investi.

En bourse, on associe traditionnellement le risque de perte en capital à la fluctuation des cours de bourse, car il se peut qu’au moment où vous vouliez vendre vos actions vous réalisiez une moins-value.

Pour ma part, je préfère associer le risque de perte en capital au risque de faillite de l’entreprise sur laquelle on est investi, car on prend le risque de perdre un très gros montant d’un coup.

Exemple

Prenons un exemple : vous investissez 100 € sur une action, l’entreprise fait faillite. Après la liquidation de l’entreprise, vous recevez un euro. Vous avez donc perdu 99 €. C’est le risque le plus simple à appréhender.

2. Le risque de taux d’intérêt

Le deuxième risque est le risque de taux d’intérêt.

Avant d’aller plus loin, il nous faut définir ce qu’est une obligation. Une obligation, c’est un instrument financier qui ressemble à un prêt.

Retenez ça : quand les taux d’intérêt augmentent, la valorisation d’un actif financier qui se comporte comme une obligation/un prêt a tendance à  baisser.

En effet, le mouvement entre les taux d’intérêt et le prix d’un actif financier qui se comporte comme une obligation/un prêt est opposé. Ce qui veut dire que si les taux baissent, la valorisation monte et si les taux montent, la  valorisation baisse.

Les actions des entreprises de certains secteurs de par le niveau d’endettement élevé (sensibilité par rapport au niveau des taux d’intérêt) ainsi que de par la récurrence/stabilité du chiffre d’affaires sont assimilées à des obligations/prêts. Je vais vous donner dans la partie exemple les principaux secteurs qui peuvent être considérés comme tels.

Ainsi, si les taux d’intérêt augmentent, la valorisation de ces entreprises se détériore. En effet, il coûtera plus cher à une entreprise fortement endettée d’emprunter à nouveau de la dette pour rembourser la dette existante (on appelle ça roller la dette). Il en résultera une détérioration de la profitabilité, donc des bénéfices, et ainsi une baisse du cours de bourse de cette entreprise.

Exemple

Exemple, vous détenez une action d’une entreprise fortement endettée comme un concessionnaire (par exemple Vinci, Eiffage, Atlantia, etc.) ou une foncière cotée en bourse (par exemple Klépierre, Gecina, Icade, etc.), deux des secteurs dont les actions sont assimilées à des obligations.

Imaginons que les taux d’intérêt explosent à la hausse, car il y a une forte
inflation et que la Banque Centrale européenne remonte ses taux directeurs (nom donné aux taux d’intérêt de cette dernière) afin d’essayer de maîtriser l’inflation. Alors la valorisation d’une entreprise fortement endettée aura tendance à baisser. Donc si vous investissez sur des entreprises fortement endettées et que les taux d’intérêt montent, vous faites face au risque de taux d’intérêt.

3. Le risque de taux de change

Le troisième risque est le risque de taux de change.

Le taux de change c’est le cours auquel une devise s’échange sur le marché des taux de change également appelé le forex. Il s’agit par exemple du nombre d’euros que vous pouvez acheter avec des dollars.

Exemple

Exemple, vous avez investi dans une entreprise au Venezuela. À la suite de
dépenses sociales trop fortes, les préteurs perdent confiance dans la  capacité de ce pays à gérer son budget et retirent donc leur argent du Venezuela. La monnaie du Venezuela perd alors de la valeur et l’hyperinflation s’installe dans le pays. Le jour où l’entreprise vous verse le dividende, il est en hausse de 1000 %.

En revanche, comme la valeur de la monnaie du Venezuela s’est effondrée,
quand vous convertirez cette somme en euros vous percevrez un dividende moins élevé que l’année précédente à cause du taux de change. Vous avez été exposés au risque de change. Il en va ainsi lorsque vous investissez dans les actions d’une entreprise dont la majorité des activités a lieu dans un pays où la devise se déprécie fortement et rapidement. C’est  particulièrement vrai qu’il faut s’avérer être prudent vis-à-vis des pays émergents à propos de ce risque.

4. Le risque d’illiquidité du marché

Le quatrième risque c’est l’absence de liquidité du marché voire sa
disparition. La liquidité c’est la facilité avec laquelle on peut acheter ou
vendre des actions sur un court laps de temps.

Exemple

Exemple, à la suite d’une crise financière, les volumes de transactions s’effondrent. Il est alors difficile en conséquence d’acquérir ou de revendre de grosses quantités de titres sans déséquilibrer le marché. Si vous cherchez à vendre au moment de l’effondrement des volumes de  transactions 100 000 actions et que les transactions journalières sont de 10 000 actions, vous ne pourrez pas les revendre en quelques jours sans impacter le marché, le faire baisser et faire une grosse perte. Vous avez été victime de l’effondrement de la liquidité.

5. Le risque de contrepartie

Le dernier principal risque est le risque de contrepartie. Il s’agit du
risque porté par vous-même vis-à-vis de la personne qui se porte contrepartie de votre transaction.

Exemple

Exemple, vous investissez chez un Broker étranger, pas très recommandé. Il
fait faillite. Il doit tout liquider et fermer boutique au plein milieu d’une crise financière. Vous ne pouvez pas retirer votre argent de votre compte titre immédiatement. Il ne vous rembourse que plus tard une partie de ce que vous aviez investi chez lui. Vous faites face un risque de contrepartie.
Heureusement, ce dernier est extrêmement rare depuis que les chambres de compensation existent.

Les autres risques d’investissement en bourse

Il existe bien sûr d’autres sources de risque que je ne vais pas énumérer,  notamment lorsque vous spéculez avec des dérivés financiers. Mais les principaux ont été cités juste avant.


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