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La fiscalité ne doit pas être sous-estimée

Leçon 4 Module 3

2ème clé: votre pire ennemi sont les taxes !

Pour réaliser une excellente performance boursière, votre pire ennemi ne sont pas les frais de transactions, comme vous êtes si nombreux à le penser, mais plutôt les taxes prélevées par l’Etat. Nous aborderons les biais psychologiques plus tard. C’est en effet un domaine passionnant sur lequel, nous reviendrons dans le point 3 de cette formation gratuite. Nous allons pour l’heure nous concentrer sur notre premier ennemi : les taxes prélevées par l’état, soit les impôts. Sachez toutefois que c’est gagnant-gagnant pour l’état puisque lui récoltera plus de taxes au dernier moment.

Une réflexion tronquée

Vous pensez sûrement que plus vous ferez de transactions boursières, plus vous gagnerez d’argent. En vérité, c’est généralement l’inverse qui se produit sur le long terme. N’oubliez jamais que la rotation d’un portefeuille qui est censé améliorer sa rentabilité est un facteur qui contribue à accroître son coût fiscal instantané.

Allons droit au but. La première étape pour générer une excellente performance boursière consiste à reporter dans le temps les taxes et donc emprunter fictivement de l’argent auprès de l’Etat. Il existe des stratégies simples minimisant les taxes que vous devrez payer toutefois un jour et qui seront beaucoup plus élevé si vos investissements se révèlent être gagnants. Retarder le paiement des taxes est le moyen le plus simple et le plus sûr d’utiliser un effet de levier. On appelle effet de levier le recours à l’endettement pour augmenter sa capacité d’investissement. Nous allons vous expliquez cette stratégie de minimisation des taxes. Elle est très simple à mettre en œuvre. La deuxième stratégie, toute aussi importante, mais un poil plus complexe, nous la gardons pour la formation QARP…

1ère stratégie

La première stratégie est donc le report des taxes dans le temps par un taux de rotation du portefeuille le plus faible possible. On appelle taux de rotation d’un portefeuille, le pourcentage des allers-retours sur une année. Un taux élevé signifie que l’investisseur est très actif. A l’inverse un taux bas signifie que la stratégie est plutôt passive. Il faut chercher à avoir un taux de rotation du portefeuille bas dans le but de bénéficier d’un report des taxes, ainsi d’un emprunt gratuit et peu risqué auprès de l’Etat et un effet boule de neige sur votre épargne.

Scénario fictif

Pour illustrer le poids et l’impact que peut avoir notre ennemi impôts, reprenons un exemple donné par Warren Buffett dans le livre « le portefeuille de Warren Buffett », écrit par Robert G. Hagstrom. 

Pour faire passer cette idée plus facilement, nous allons donc prendre un exemple fictif.

Ce scénario, nous demande d’imaginer ce qui se passerait si nous investissions un euro dans une action qui double de valeur chaque année. Il ne s’agit que d’un exemple pour bien montrer le fossé entre deux comportements aux antipodes. En effet, un investissement qui double de valeur chaque année est très rare à trouver notamment sur une durée aussi longue.

Doubler chaque année signifie que la performance est de 100% annuellement. Il en résulte que lors de la fin de la première année nous posséderions un investissement de deux euros. Si nous vendions cet investissement à la fin de la première année nous aurions un gain de 0,70€ après impôts. Nous faisons là l’hypothèse que le taux d’imposition correspondrait à une flat taxe de 30 %. Maintenant, si nous réinvestissions 1,70€ et si cet investissement continuait à doubler chaque année et que nous continuions à le vendre, à payer nos taxes et à réinvestir le bénéfice net. He bien, au bout de 20 ans nous aurions réalisé un gain net de 40 641€.

En revanche, si nous avions acheté cet investissement à un euro et l’avions laissé doubler chaque année pendant 20 ans sans le vendre, sans payer de taxes et sans réinvestir sur un autre investissement doublant également de valeur chaque année. He bien, notre gain aurait été de 734 002 € nets. Cette somme correspondrait à ce que nous aurions dans la poche après avoir payé 314 573 € de taxes sur la plus-value.

 Voici le calcul sous forme de tableau :

Cet exemple irréaliste d’un retour sur investissement de 100 % par année compare un taux de rotation de portefeuille de 100 % à un taux de rotation de 0 %. Il a l’avantage néanmoins de démontrer que plus le taux de rotation est faible et plus les gains sur le long terme sont élevés. Tout ceci bien sûr à performance égale.

Conclusion

Les deux observations clés de cet exemple sont les suivantes :

•             Vous accumulez beaucoup plus argent si vous laissez votre argent capitaliser tous les ans. Vous ne payez alors aucune taxe sauf lors de la revente finale, où l’addition s’avère toutefois être très salée mais rentable aussi bien pour vous que pour l’Etat.

•             Vous souhaitez enregistrer une forte rentabilité après impôts ? Nous vous donnerons le bon taux de rotation à ne pas dépasser dans la formation QARP.

Retenez donc absolument que les impôts représentent la plus lourde dépense à laquelle vous ferez face. Retenez également que cette catégorie de dépenses est plus élevée que les commissions de courtage.

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